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L'homme qui a plantait des clous dans la tetes des chiens a des remords

Normand Girard a plaidé coupable en début de semaine d'avoir essayé de tuer des chiens avec un fusil à clous tout en exprimant des remords, mais celle qui a sauvé les animaux n'en croit rien.

«S'il avait été si repentant et conscient de ce qu'il a fait, il serait allé se dénoncer. Il n'aurait pas été capable de vivre avec ça. Là, il a été dénoncé par quelqu'un d'autre», soutient Geneviève Sabourin.

 Sa conjointe, une amie et elle ont porté secours à la chienne et ses petits, laissés en bordure d'une route de Lac-Brome, en décembre, par Normand Girard. Ce dernier a plaidé coupable aux accusations portées contre lui au palais de justice de Granby lundi, soit celles d'avoir blessé, tué, permis de souffrir et abandonné des animaux. Deux des huit chiots sont décédés.

 Remords

 «Mon client a manifesté des remords immédiats. Après un premier clou dans la tête de la mère, il a constaté que ce n'était pas suffisant. Il s'est mis à pleurer en mettant les autres clous. Il n'a pas été capable de finir et c'est pour ça qu'il a laissé les chiens en bordure d'une route», plaide l'avocat de la défense, Me Eric Cloutier.

 Il soutient que l'accusé a fait exprès de laisser les chiens près d'une demeure, afin qu'ils soient trouvés. Il a tu son geste par honte et pour éviter des répercussions sur sa famille. L'avocat mentionne que son client a agi dans des circonstances particulières. Sa fille lui a laissé la chienne contre son gré. Il travaillait beaucoup, était en pleine rénovation et sa femme subissait des examens pour déceler un cancer.

 «Moi aussi, j'en ai du stress dans ma vie. Qu'est-ce qui fait qu'une personne pose un geste d'une telle cruauté ?», s'interroge Mme Sabourin, qui espère que Normand Girard soit aidé à gérer son stress.

 Il sera de retour en cour le 4 janvier pour les représentations sur sentence. La défense entend demander des travaux communautaires dans des organismes qui aident les animaux. La Couronne prévoit plutôt une peine d'emprisonnement discontinue ou à domicile. La longueur de la peine dépendra de l'évaluation des risques de récidive par l'agent de probation.

 «J'espère que la sentence sera salée, pour dire aux gens qu'on ne fait pas ça» souhaite Geneviève Sabourin.

 

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